Les silences de Porto Santo



AU TEMPS MAUDIT DES COLONIES

A l'image de Madère, la terre qu'elle a quittée, Olivia est une jeune femme brûlée et ravagée par la souffrance des siens, déracinée par un régime autoritaire colonialiste. Le départ de son compagnon en Angola, anciennement assujetti au Portugal, fissure le semblant de bonheur qu'elle avait réussi à bâtir et réveille les souvenirs d'une guerre expansionniste que son premier amour et son père ont payé de leur vie ou de leur mémoire. Car il s'agit bien d'une mémoire et d'une identité à retrouver pour Olivia. Personnage flottant entre deux rives, Madère et Paris, entre les femmes voilées de l'île pleurant leurs fils et la quiétude du refuge français, Olivia tente de vivre.
C'est ce paradoxe vertigineux qui anime l'ensemble du récit : le désir viscéral de se reconstruire en puisant dans le gouffre du souvenir. Renaître en écrivant, en devenant "l'encre, le corps de ces mères sacrifiées", en liant ses propres traumatismes à ceux des autres, tel est le message d'Alice Machado dont l'écriture fragmentée sait si bien rendre compte de la détresse humaine.     
Maya SAENZ
 



 


Puis Pierre arriva. De quoi à nouveau croire en Dieu. Ses yeux, d'une "transparence aveuglante", repoussent un temps les ombres qui hantent Olivia. Mais il annonce qu'il part en reportage en Angola. Le passé resurgit alors avec une violence insupportable:l'enfance d'Olivia à Porto Santo, au temps de la dictature portugaise et des soldats en gris, puis la guerre coloniale en Angola.
Va-t-elle à nouveau faire naufrage? Arrivera-t-elle à briser les murs du silence? Elle ressemble comme une soeur à Alice Machado, écrivain de langue française née au Portugal. Son récit est une belle histoire d'amour, une lente remontée vers la lumière, portée par une langue poétique avivée par ses accents de vérité.
Yves VIOLLIER

 



 


Ce roman au féminin, traversé par la passion amoureuse et les souvenirs d'une guerre coloniale, est écrit dans un style poétique et poignant.  José MARINHO



 


ELLE a lu, ELLE a élu.

Habituel dans les rayons de cosmétiques ou de déco, le label " Élu par ELLE", qui signale les coups de cœur de la rédaction littéraire, commence à gagner les rayons des librairies.
C'est la rubrique "Coup de cœur" d'Olivia de Lamberterie, responsable des pages livres, en première page de la rubrique, qui sert de sélection. Les Editions LANORE ont été les premières à en profiter, pour le roman d'Alice Machado, "Les silences de Porto Santo"...

 



 


Son roman " La couleur de l'absence", a été unanimement salué par la critique. Dans "Les silences  de Porto Santo", son dernier ouvrage, Olivia, dont le compagnon Pierre, grand reporter, part en Angola, replonge dans son enfance au Portugal aux derniers jours de la dictature portugaise.Elle est de nouveau hantée par cette nuit où, "les hommes en gris", viennent arrêter son père opposant au régime. Avec le départ de Pierre, elle revit la mort en Angola de Lucas, son amour de jeunesse.
A travers le personnage d'Olivia, l'auteur livre une part d'elle-même. Les "silences" d'Olivia sont des blessures qu'Alice Machado apaise avec des mots.   J.C. GROSYEUX.

 



 


Il est parfois difficile de parler d'un livre tant celui-ci, par sa profondeur et la transparence de ses mots, atteint chacun de nous et nous éclaire. Alice Machado a écrit un livre sur la mémoire d'une femme qui a été marqué au fer rouge.
L'histoire est simple, pas d'événements extraordinaires pour retenir le lecteur qui n'en a pas besoin, mais une narration verticale dans le présent qui renvoie l'écho du passé, ces mots souterrains que l'héroïne ne prononce que pour elle-même.
Étrange impression à la lecture de ce livre, les phrases semblent porteuses d'un secret qui dépasse la douleur d'exister. On ne vous en dira pas plus, mais lisez ce roman!  François MOCAER.

 



 


ALICE MACHADO, UNE ÂME POÉTIQUE

Cette histoire est un peu la sienne, le souvenir de ces traumatismes de l'enfance qui ne s'apaisent qu'en écrivant.
" Résister, attendre et espérer ", trois vertus à méditer dans ce roman que l'on a envie de lire à haute voix, d'un trait, comme un poème.