L'agitation des rêves - Comme dans une mort à Venise



 


La nuit quelqu'un visite mes rêves
Comme s'il connaissait intimement ma vie
Mes secrets, l'essence de ma sève
Les clefs à retrouver de ma demeure
faite de nénuphar d'aurore

Quelqu'un,
un homme
qui du crépuscule à l'aube
allumerait les lampes
en m'aimant sur les terrasses d'antan
me renvoyant des visions
Rêvant des aigles, des idéaux, des géants

Quelqu'un qui viendrait d'un autre monde
En quête de moi
d'un passé que nous n'avons pas eu ensemble
Quelqu'un qui me ressemble
Émergeant d'un passé
où l'océan et le vent
seraient des tempêtes
qui dévoreraient la raison
Dans d'incontrôlables érections
La magie de l'âme à l'agonie

Oui,
Nous sommes le clair-obscur à trouver
le secret qui nous habite
Dans le triangle du vertige
là où le sang coule
vermeil
Et déjà...

Des grains de sable dansent
et sculptent sur nos corps de nouvelles illusions
Où la couleur et le trait se dénudent
dans la joie d'une émotion
Incandescente et musicale
Comme nos âmes aux éclats de cristal

Quelqu'un visite mes rêves
A l'intérieur de mon corps dévoilé
Lisse et érotique comme un poème
Là où sur les tracés de la lumière
il cherche sa volupté

Puis au réveil, un vide vertigineux...

L'océan s'éloigne
tumultueux
Entre nous deux...

Mais les vagues brûlent
Toujours entre deux feux ensorcelés
Là où l'amour à jamais crie
inconsolé
non consommé...

Puis un homme
Aux allures de géants
sur la plage

apparaît
Hurle le corps du poème
Appelle encore ma peau translucide
Hurle encore
Comme dans une mort à Venise
Étroitement enlacé aux étoiles
Dans la patrie des rêves
Là où habite le désir

Il hurle jusqu'aux aurores
L'amour à mort
L'amour à feu
L'amour
jusqu'au dernier délire
Notre dernier soupir


Je le reconnais aujourd'hui
Cet homme
Fait de falaises recréées
D'une île, un phare
Pétri dans la puissance du granit

là où les soleils se multiplient
dans l'air incendié
à l'infini
là où l'ivresse s'installe
dans des royaumes interdits

Oui c'est bien Lui
Ce Quelqu'un qui visite mes rêves
A jamais inassouvis
Lui qui hurle sa déraison
Et que j'entends
dans Ma Nuit
comme dans une mort à Venise...


 

 

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en portugais

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