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Que s'ouvre à nouveau le passé Sur un livre d'image un globe Une maison ancienne aux mille couleurs Un bras qui me tienne Une voix Une ombre Un tiroir dérobé une tombe abandonnée Et l'éternelle brûlure d'une baiser que j'ai toujours attendu Ce baiser jamais reçu Juste un baiser...
Pas même un bras autour de mes reins Pas même une voix pour me dire d'où je viens : La vérité.
Que le passé s'ouvre de nouveau Et avec lui toute la tendresse que j'aurais pu vivre Toute la grandeur que j'aurais pu porter en moi comme un éclat Une parcelle d'étoile une lune aux rayons bleus Que je vois réfléchie dans des miroirs brumeux inaccessibles.
Que l'on me laisse devenir fou Ou que de nouveau ce passé que j'ai rêvé S'ouvre sous mes pas rien que pour lui et moi.
Avec mélancolie je me rappelle d'une vie que je n'ai jamais vécue, D'un globe d'une horloge où le temps était suspendu...
Non ! je ne demande rien rien qu'une saison avec lui ou juste l'espace d'une nuit pour qu'il me dise qui je suis.
Mais d'où me vient cette étrange certitude D'un passé que je n'ai pas eu d'un lieu d'hiver Et la nostalgie de cette maison aux mille couleurs Qui me ravit Et ce globe de Vermeer posé sur des livres d'antan et puis cet autre sang qui frémit dans mon sang présent ?...
Que l'on me laisse redevenir fou !...
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